Rencontre Thématik 16: La reconstruction mammaire
Reconstruction Mammaire : comment se préparer ?
Nos meilleurs conseils pour préparer une reconstruction mammaire
Le sujet est incontournable pour les femmes concernées par un cancer du sein : après une mastectomie, vais-je ou non choisir de reconstruire ma poitrine ? Comment se passe une reconstruction mammaire ? À quoi faut-il s’attendre avant, pendant, après ?
En mars 2026, Kocoon a reçu 2 chirurgiens du CHD de Vendée, le Dr Guillaume ANFRAY et le Dr Laura BERTHOMMIER, pour répondre à vos questions.
À partir de quand puis-je reconstruire mon sein ?
La reconstruction du sein intervient après une mastectomie, après un traitement conservateur et parfois par « anticipation » en cas de mutation à risque.
Le parcours de reconstruction mammaire dure généralement 1 an, pour 3 interventions en moyenne. Il n’y a pas de date limite pour une reconstruction. Le meilleur moment, c’est quand vous vous sentez prête et que vous vous dites : C’est le bon moment dans ma vie !
Il existe quelques contre-indications (cancer inflammatoire, comorbidités…) dont il convient d’échanger avec votre oncologue. Enfin, il est obligatoire d’arrêter de fumer avant d’entamer le processus.

Quelles sont les principales techniques de reconstruction mammaire ?
Il existe plusieurs solutions de reconstruction mammaire, chirurgicales ou non. Puisque nous étions en compagnie de chirurgiens, nous vous proposons un focus sur ces premières.
Les prothèses mammaires
La prothèse est souvent utilisée dans le cas d’une reconstruction immédiate, juste après l’ablation (même intervention).
Sa durée de vie est de 10 à 15 ans. Attention, elle reste un corps étranger, ce qui implique un risque infectieux entraînant la nécessité de la changer rapidement, voire de la retirer.
Les lambeaux
On prélève une partie du corps (peau, gras, muscle), souvent dans le dos, pour remplacer le volume oté. Le sein reconstruit est chaud, souple. Il vieillit dans le temps comme tout tissu organique.
Le lipomodelage
La graisse est prélevée sur différentes zones (cuisses, ventre...) et réinjectée au niveau du sein reconstruit.
Cette technique est utilisée seule ou en complément des autres techniques chirurgicales. Il faut prévoir 4 à 6 interventions – la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) en rembourse jusqu’à 7.
Le choix de la technique adaptée est le résultat d’un accord entre le médecin et sa patiente. Il est important d’en échanger ensemble, sereinement. En général, 2 rendez-vous sont organisés avant la première opération.
➡️Voici également un retour sur une soirée organisée en 2024, avec 2 chirurgiennes de l’Hôpital Privé du Confluent (Nantes).
Reconstruire jusqu’au mamelon et à l’aréole
Il est aussi possible de reconstruire le mamelon et le cercle pigmenté qui l’entoure, l’aréole. Plusieurs stratégies sont pratiquées. Le chirurgien peut partir de la peau restante au niveau de la cicatrice pour créer un « petit bourgeon », ou en cas d’ablation d’un seul sein, greffer une partie de l’autre mamelon. Un tatouage 3D peut être envisagé, tout comme l’usage de mamelons adhésifs.
Combien coûte cette intervention ?
L’intervention est prise en charge à 100 % (sans reste à charge). Cependant, certains frais périopératoires ne sont pas remboursés : manchons, brassière de compression, crèmes...
Comment puis-je être accompagnée ?
Le suivi par un kinésithérapeute est obligatoire avant et après l’intervention. Vous pouvez trouver un kiné sénologue près de chez vous grâce à l’annuaire du Réseau des Kinés du Sein (RKS) accessible ici.
Coconstruit par des médecins et des patientes, le site mereconstruire.fr peut aussi vous accompagner dans votre décision. Vous y trouverez des fiches pratiques sur les différentes possibilités, ou encore sur les bonnes questions à se poser avant de se lancer.
Et bien sûr, n’hésitez pas à solliciter vos professionnels de santé de proximité.
🧡 Merci aux 38 auditeurs et auditrices, aux Drs ANFRAY et BERTHOMMIER ainsi qu’à l’Hôtel ibis Styles La Roche-sur-Yon pour son accueil.






